| |

C’est dans les cours royales, telles le Hofburg de Vienne
et le Palais de Versailles, que furent donnés les premiers
bals. Avec l’essor de la bourgeoisie, les bals ont migré
vers les grandes villes où se trouvaient les bâtiments
les plus somptueux de l’époque, les opéras.
En Hongrie, le premier bal fut donné en 1886, deux ans après
la construction de l’opéra de Budapest.
Dès 1772, la Société de Saint-Étienne
organise diverses réunions et réceptions, toujours
en collaboration avec diverses paroisses catholiques. Les buts de
cette société ont toujours été charitables
: secours financiers, visites aux malades, aménagements de
camps de vacances pour les travailleurs et leurs enfants.
L’apparence extérieure des bals
d’aujourd’hui est bien différente de celle des
bals du siècle dernier. Aujourd’hui, les invités
arrivent en taxi ou en voitures luxueuses au lieu des carrosses
élégants tirés par de magnifiques chevaux.
La salle de bal est maintenant éclairée à l’électricité
plutôt qu’aux torches ou aux chandelles, et les invités
dansent tout aussi bien la valse traditionnelle, la polka, la csardas,
que les danses plus modernes.
Certaines choses cependant ne changent pas.
Selon la tradition, après avoir été présentées
officiellement à l’invité d’honneur, les
débutantes font démonstration de leur grâce
en exécutant la première valse. Les dames portent
de merveilleuses robes et s’élancent
sur la piste de danse au bras de leur galant, s’égayant
aux rythmes familiers de la musique de bal. Le dîner servi
à 23:00 heures, le bal se continue dans une atmosphère
de fête, jusqu’aux petites heures du matin.
Au fil des années, le Bal Hongrois de
Saint-Étienne atteindra un statut tout spécial.
Avec la participation de nombreuses communautées culturelles
et grâce à la présence de personalités
du monde politique et du monde des affaires, cette soirée
élégante et inoubliable est bien établie au
sein de la vie sociale de Montréal.
|
|